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Six jours pour se décider:

A crier leur amour du haut des plafonds, Jean-Robert et Marilyne caressaient des idées que personne ne savait. Ils étaient pauvres, sans importances. Mais ils avaient l`espoir que tout allait changer.

 

Leurs humiliations étaient grandes. Surtout pour Jean-Robert. Parce que Marilyne était une belle jeune fille qui remontait la chaleur masculine des pervers, et des saints, alors que Jean-Robert était un simple écolier qui ne devait croire que dans ses études.

 

Ils avaient de l`argent, du pouvoir, et des mots d`amour à dormir debout. Ils parlaient a Marilyne comme s`ils ouvraient un livre. Non, pardon, deux livres. Non, trois. Peut-être quatre livres. Je ne sais pas.

 

Mais des mots d`amour qui pouvaient soulever la jupe de Marilyne, se sont passé comme de vulgaires phrases d`amateur impulsif. Car dans le cœur amoureux de Marilyne se cachait, contre toute attaque, le petit cœur fragile de Jean-Robert.

 

Quoique Jean-Robert n`avait pas un sou, ses parents croyaient que Marilyne profitait de lui. Peut-être que c`est parce que Jean-Robert n`avait pas assez de courage pour dire à ses parents que Marilyne lui donnait de l`argent! Ils lui disaient que Marilyne n`était pas fait pour lui. Ils lui disaient que Marilyne était trop bien pour lui. Ils lui conseillaient de ne pas gâcher sa vie et celle de Marilyne avec cette folie qui ne mènera nulle part.

 

Tandis que les années passèrent, la vie de Marilyne et de Jean-Robert changèrent. Ils travaillaient, ils mettaient de l`argent de côté, ils assemblaient des atouts à leurs projets.

 

Avec des hauts et des bas, de mépris, de la jalousie, des ouï-dire, cette relation amoureuse a vu ces sept favorables années.

 

En récompense de son fidèle amour, Jean-Robert a décidé d`épouser Marilyne. La demande a été faite sous la pluie, sous la colère de bois-de-chaine, en face du Théâtre National.

 

Une joie soudaine et forte envahissa Marilyne qui éclatait de rire. Sous de forte pluie, bois-de-chaine qui déversait avec des ordures, des morts, des voitures, tout ce qui se trouvait sur son chemin, n`a pas effleurer les regards des amoureux fantasmés qui jouissaient leur quinze minutes du bonheur.

 

Dans les préparatifs du mariage, Jean-Robert présenta a Marilyne celui qu`il avait choisi pour être le témoin de son mariage. C`est son patron. Monsieur Christophe Haxxells.

Monsieur Christophe n`est pas d`une famille aisée. Il n`est pas riche. Mais contrairement à Jean-Robert, il peut lasser seul ses chaussures.

 

Il connait des gens, il est informé, courtois, attentif, généreux, beau mec, stylé, protocolaire, charmeur.

 

Dans sa première rencontre avec Marilyne, ses yeux lui ont tombé de la tête. Il a demandé à Marilyne si elle était une sainte venu du ciel! Il ne pouvait pas comprendre pourquoi c`est Jean-Robert qui l`a trouvé, alors qu`il cherchait, lui aussi! Il lui a demandé si elle n`avait pas une jumelle pour passer à Jean-Robert, parce que ses yeux ne pouvaient plus fixer ailleurs. Il lui a dit qu`il était convoité, charmé, envieux de son fieux.

 

Jean-Robert riait la flatterie de Christophe. Il lui remercia du compliment. Marilyne lui a libéré un capricieux sourire. Son corps transpirait, a la voix de Christophe. Elle voyait, dans les yeux de Christophe, que ses mots étaient plus qu`un mise en scène. Elle a aimé.

 

Cinq heure de l`après-midi, le même jour, une boite emballée a été reçu chez Marilyne, de la part de monsieur Christophe.

 

C`était une robe de soirée que Marilyne contemplait dans son magazine hebdomadaire, que Christophe lui envoyait. Avec une carte qui donne rendez-vous ce soir à 22h00, a l`hôtel Oasis de Pétion-ville.

 

Habituellement, Marilyne n`a jamais vu 22h00 les yeux ouverts. Pas parce qu`elle ne le voulait pas. Mais parce que Jean-Robert craignait ses parents, et parce qu`il voulait économiser de l`argent pour le grand jour.

 

Mais elle était curieuse de savoir ce que Christophe lui voulait. Elle ne pouvait pas lui retirer de la tête. Elle parlait continuellement de son parfum, de sa coupe de cheveux, de ses doigts bien soignés, de sa générosité envers Jean-Robert.

 

Après maintes hésitations, Marilyne a répondu au rendez-vous. Elle était belle. Radieuse. Elle avait un sourire qui sortait droit du cœur. Ses yeux rayonnaient le bonheur. Elle avait honte de ce qu`elle faisait, mais quelque chose de plus fort avait toujours fini par prendre le dessus.

 

Elle n`arrêtait pas de contempler Christophe sur ses trente-et-un, qui lui parlait d`amour. Il trouvait absurde qu`une lumière comme elle puisse se trouver sous les charmes de Jean-Robert. Il lui a demandé de lui reprendre, de cesser l`enfantillage, et de se mettre avec une personne qui lui ressemble, qui sera digne d`elle.

 

Elle n`arrêtait pas de respirer l`odeur de son parfum. Elle se perdait, volontiers, dans les va-et-vient des mots séduisants, à peine créé pour découvrir le secret féminin caché sous sa jolie robe signée Oscar de la Renta.

 

De petits plats apéritifs, du vin blanc, rouge, des collations, des escargots, de la musique, du retro, le bonheur était au rendez-vous. Et tout le corps de Marilyne a cédé sous le charme indiscutable de Christophe qui en a profité pour la faire monter du haut des plafonds, avec son savoir-faire, avec toute son âme qui répondait.

 

Sous le drap de la fornication, des idées surgissaient. Comme s`enfuir ensemble, se marier tout de suite, profiter de ces six jours qui restaient et laisser son amour avec Jean-Robert s`enflammer. C`était Marilyne qui faisait seule la conversation. Christophe était perdu dans ses pensées.

 

Sous le drap de la fornication, il y avait des sueurs, des rugissements, de la violence physique que Marilyne criait «j`en veux!». Cette nuit a été magique, spéciale. Marilyne sentait qu`elle méritait de connaitre ce moment, avant de s`engager pour vrai dans le mariage.

 

Deuxième jour, Marilyne ne voulait pas laisser son lit. Elle restait coucher et se perdait dans ses pensées. Pour les autres, c`était le stresse du mariage. Parce que, disaient-ils, c`était nouveau pour elle. Elle avait craqué.

 

La vérité, c`est que Marilyne ne voulait pas se séparer de l`odeur du Gucci que ce monsieur lui a laissé sur son corps. C`était la première fois qu`elle s`était fait choyer ainsi. Il lui a bouffé la chatte. Il lui a mâté les nichons. Elle sentait encore le poids de cet homme sur elle qui la serrait, qui l`empêchait de bouger. Elle reniflait son odeur. Elle pouvait sentir chaque centimètre de son corps que Christophe a touché.

 

Elle restait dans son lit, attendant un prochain rendez-vous, une autre opportunité. A chaque souvenir, à chaque mésinterprétation des autres, elle libérait un sourire. Mais elle ne pouvait pas raconter aux autres qu`elle a eu une aventure a quelque jour de son mariage. Elle garda cela au fond de son cœur, à côté de son amour pour Jean-Robert.

Préoccuper par la cérémonie nuptiale, Jean-Robert n`avait pas la tête à la réception. Il a demandé à Marilyne et Christophe d`aller visiter l`Auberge du Québec pour savoir s`il pouvait la louer pour la réception de leur mariage.

 

Marilyne ne pouvait pas cacher sa joie, devant une telle opportunité. Elle a entré dans sa chambre, elle a mis un bikini dans sa valise, et elle est partie avec Christophe, en direction de Moulin sur mer, sur la cote des accadins.

 

De son coté, Jean-Robert craquait. Il courait les quatre chemins, sans sa conjointe à ses côtés pour l`épauler. Quand il voulait partager une information avec elle, une joie, c`était le répondeur.

 

A 18h45, a bout de souffle, il s`est laissé aller sur le vieux canapé de la maison, près de la fenêtre qui laisse entrer le buisson. Et comme un rusé prédateur, le sommeil l`emporta devant son café noir tout chaud, à côté d`une vieille photo de Marilyne.

 

De loin, dans son sommeil, des mains lui caressaient le visage. Ses hanches bougeaient. De la sueur chaude, excitée, coulait sur son visage. Ses mains palpaient des fesses fermes et voluptueuses. Son visage transformait de joie, d`orgasme, de virilité. C`était Marilyne qui lui donnait un peu d`affection! Les yeux fermées, il s`est laissé aller. Ouvrant les yeux après cette manifestation acharnée de corps et âmes, bien entrainés, mais non, c`était pas Marilyne. C`était Simone, son ex, qui passait le voir.

 

Entre furieux et joyeux, Jean-Robert se sentait coupable d`avoir aimé ce qui venait de se passer. Fallait-il raconter cette mésaventure à Marilyne! Devait-il lui dire qu`il a aimé?

Simone était le premier amour de Jean-Robert. Ils s`aimaient vraiment, ils s`aimaient fort. Mais les parents de Simone étaient la famille la plus riche du quartier, pendant que la famille de Jean-Robert était tout à fait le contraire. A cause de Jean-Robert, à cause de son aventure avec Simone, la famille de celle-ci a du se déménager pour détruire cet amour.

 

Après sept ans dans le silence, Simone lui a fait une surprise qu`il n`est pas prêt d`oublier.

Il était encore excité. Car Simone était nue dans son lit à l`attendre. Avec son corps en chaleur, ses yeux provoquantes. Il ramassa son courage à deux mains, il entra dans la chambre, a l`idée de lui demander de partir. Mais ce fut sur une fellation qu`il sauta.

 

La journée est passé sans qu`il n`a eu les nouvelles de Marilyne.

 

Pourquoi se sentait-il attiré vers Simone, il se demandait! Était-ce un signe pour ne pas épouser Marilyne! Il se culpabilisait, ne sachant quoi pensé.

 

Le troisième jour, à 10h00 du matin, il alla voir Marilyne chez-elle. Il avait hâte de la voir, espérant trouver un moyen de l`expliquer ce qui venait de se passer, d`un ton à se faire pardonner. Parce que, disait-il, il ne voulait pas construire son mariage sur le mensonge.

Celle-ci dormait, quand Jean-Robert était arrivé. Il prépara le petit déjeuner pour deux, avec des baisers sur la joue, sur les yeux, sur la bouche, et des mots d`amour, Jean-Robert tentait de réveiller cette princesse amoureuse de son doux sommeil tant mérité.

 

Elle tordait. Elle se tournait sur son lit avec un sourire continue, les yeux fermées, et du visage apprécié. Quand elle ouvra les yeux, elle éclata de colère. Jean-Robert n`aurait pas dû lui perturber le sommeil. Elle lui a demandé qu`est ce qui lui prenait! Est-ce que serait comme ça au foyer! S`il le prenait pour son esclave! Pourquoi est-ce qu`elle ne pouvait pas dormir chez-elle, dans sa chambre!

 

Les excuses de celui-ci n`étaient pas accepté. Sa seule façon de se faire pardonner était de rentrer chez-lui. Jean-Robert ne sentait plus l`histoire de prince charmant, de demoiselle en détresse. Le poids était devenu plus lourd sur son cœur. Il devait se confier à quelqu`un. Il a appelé Christophe, pour qu`il aille faire son devoir de parrain chez Marilyne. Mais celui-ci ne pouvait pas se rendre chez-elle, parce qu`il avait encore du sommeil, lui aussi.

 

Jean-Robert voulait avoir quelqu`un pour parler. Ce sont les oreilles de Simone qu`il a trouvé. Celle-ci a fait son parcours journalier avec lui, concernant son mariage. Ils parlaient franc, de ce qui s`était passé hier, du genre de relation qu`ils aimeront avoir. Ensuite, Jean-Robert a pris tout le reste de la journée pour parler de Marilyne. Le soir venu, Simone s`est entré dans sa chambre, elle s`est déshabillé, pour une seconde nuit de bestialité sexuelle.

 

Quatrième jour, Jean-Robert est allé chercher Marilyne chez-elle pour l`emmener chez son couturier. Elle n`était pas chez-elle. Arrivé chez Christophe, celui-ci lui a dit que Marilyne lui avait demandé de passé la prendre de préférence, vu que Jean-Robert en avait toujours des routes à faire.

 

Quand Jean-Robert lui demanda des informations sur l`Auberge du Québec, il ne savait pas quoi répondre. Il a proposé de demander à Marilyne, parce que lui, il était trop occupé à regarder les jolies filles quasi-nues qui jouaient dans la piscine. Marilyne dit que c`est Christophe qui avait visité l`Auberge. Parce qu`elle se sentait pas bien, elle était resté a la réception de l`Auberge.

 

Le cinquième jour, alors que Marilyne était radieuse, amoureuse, sûre d`elle, Jean-Robert était incertain sur sa relation avec elle.

 

Christophe a décliné le choix d`être le parrain du mariage. Il dit à Jean-Robert qu`il ne croyait pas au mariage, pas la peine de faire semblant pour lui faire plaisir. En plus, il est son patron. Pas son ami. Il ne pourra pas laisser ses activités pour lécher le cul des gens qu`il en avait rien à foutre de leurs vies.

 

Le même jour, accompagner de Jean-Robert, Marilyne était allé le voir chez-lui. Ils ont dit : à deux, peut-être qu`ils pourront lui faire changer d`avis. Ils ont vu que Christophe était marié, qu`il vivait avec sa femme et ses deux enfants.

 

Marilyne lui regarda avec ses yeux amoureux, son sourire expressif, mais Christophe a arrêté ca immédiatement avec des mots vulgaires, et assez clairs. Il les a chassé de sa maison, en profitant de virer Jean-Robert de son travail, pour lui avoir agressé chez-lui.

 

Ce soir-là, avec passion, Jean-Robert regardait Marilyne pleurer toutes les larmes de son corps. Il a vu les yeux et le sourire d`en temps de Marilyne. Il a vu que cette fois, ce n`était pas pour lui. Et il a vu comment son destinateur les a repoussé méchamment. Il se demandait : depuis quand il avait perdu Marilyne! Tout s`était déroulé devant ses yeux, il ne voyait rien. Et lui qui se culpabilisait pour une aventure pareille!

 

Elle pleurait en caressant son nouveau bracelet. Elle se demandait continuellement pourquoi, sans jamais pouvoir finir la phrase.

 

La maison de Marilyne était comme à l`enterrement. Marilyne pleurait, elle voulait savoir pourquoi, des curieux voulaient savoir ce qui se passait, les enfants voulaient savoir s`ils vont porter leurs tailleurs demain.

 

Le sixième jour était passé comme un 25 décembre. Vide, simple, naturel. Pas de mariage, pas d`excuse, tout le monde était resté chez eux.

 

Jean-Robert s`est rendu compte que l`idée de son mariage avec Marilyne était une folie de jeunesse. Que leur amour fût mort il y a des années.

 

Il s`est rendu compte que Simone faisait partie des femmes qui veulent profiter de la vie au maximum et du bon temps. Elle fuyait toute responsabilité, toute discussion qui parlait du mariage, des enfants, ou de certains choix dans la vie.

 

Devrait-il condamner Marilyne pour son aventure avec Christophe, pendant qu`il n`était pas loyale envers elle avec Simone! Méritait-elle son pardon! Est-ce qu`il pouvait pardonner une personne qui ne sollicitait pas son pardon! Devrait-il passer l`éponge, continuer avec elle! Ou devrait-il tout basculer et aller voir ailleurs!

 

Six jours pour se décider. Une chose est sure, il n`y aura pas de mariage le sixième jour. Marilyne doit faire son deuil avec Christophe, avant de se décider. Jean-Robert doit d`abord apprendre à oublier, apprendre à pardonner, mais le plus important : apprendre à bien choisir son témoin de noce.

Jean Edcher Hippolyte

OH SHIT, MADANM MWEN KITE M!

 

M pa konn si sa rive w deja, le ou we yon moun premye fwa, epi tout ko w mache: ou bande, vizaj ou transfome, je w soti, ou santi fok ou ta Jean Jacques Dessalines, pou w atake fo moun sa a!

Ben sa gen si mwa depi mwen te viv yon esperyans konsa. Si mwa depi mwen ak baz mwen t al bwe nan Big Apple (zone rue Romain), epi mwen tonbe sou Sophonie.

 

Bel, gra, cho, Sophonie ap met plezi devan Big Apple ak staff li. Sophonie ap depoze, tankou li te prepare yon chorégraphie pou chak mizik. Nonm li ap ba l bwe, li menm, l ap fe chacha.

Mwen pran feeling, m ap gade Sophonie k ap fe lobey, m ap danse tou. WOW!!! Se gade m gade, m we manze k ap pwenti deye l devan pantalon m. nou tande muzik sa a deja: ala kaka w kaka! Oh, mwen gentan nan sek, baz mwen kenbe do m, bri, anmwe, biere ap flite sou nou tankou pafen piyay rue des miracles, gouyad ak tap ap pedi lavi yo!

 

Apre moso sa a, fanm mwen tou ret ave m. manze chita sou mwen, n ap pale, l ap bo kou m, foure men anndan pantalon m. hum!!! Le m mande l sa mouche ki t ap peye biere pou li a ye pou li, li di m sonw ansyen zanmi. Mwen mande l yon bel timoun tankou l, kote mari l, li di m epa mwen. Li ranje ko l sou mwen, l ap banm plezi. Se depi swa sa a nou ansanm.

 

Menm sware a, li al domi ave m. demen maten, douvan jou, li leve li klin chanm nan pou mwen. Li lave veso, li retire rido sal yo, li mete prop, rido sal yo gentan ap tranpe. Dejeuner m tou cho gentan ap tann mwen. Wi, se byen le ou gen yon fanm lakay ou!

Rad ize mwen t ap konseve gentan nan koubel. Rad sal mwen ate. Rad prop anba fe, manje midi sou dife. Epi chak je l tonbe nan je m, li souke bouda l banmwen. Defwa, li banm jof tete, oubyen sanzatann, li tache yon ti bo sou bouch mwen. Ouh!!!

Jounen an fe vit li pase nan netwayaj, ti bagay tanzantan. Premye jounen sa a, mwen pa al reponn prezan nan baz. Demen maten, le m fin dejeuner, m ale pou m soti, manze di m non. «Jodia se special sexe, kote ou fin manje a, bay li la». Kote li fin di sa a, li mete l toutouni. Oh shit, m santi m byen tonbe!

Rapid vit, Adam et Eve pran kay la. Se manje, krak-krak, domi; manje, krak-krak, domi; manje, krak-krak, … Gonw bagay nan manze, chak le m fini ki di m rekomanse. E m pa chwazi bat ba nan dosye sa a.

4h00 du matin, le n ap resi fonw bon domi, manze mande m pou m al lakay li ave l, pou l al deye afe l. Maten sa a, mwen antre deye do Matisan, kote EDH, CAMEP, TELECO, civilisation poko prêt pou rive. Li montre m yon ti granmoun ki pa lwen ale, li di m se manman l. le m mande l laj manman l pou m konprann sa kap pase a, li di m manman l gen 40 ans. M al konprann, se la mize ki mache sou fyel malerez la konsa. Mari l, ki se bope Sophonie, gen 52 ans. Si w ta we, misye jenn gason. Ou pa ta di manman Sophonie se manman mouche a.

 

M ap kite Matisan tou pe. Paske m we se nan mitan yon pil je rouj, bouch blanch, tifi a mennen m nan. Mesye yo led. Potre vole, ak kalson sire sou yo, pantalon yo ap bale salte, kaka ti bebe pwatrine nan lakou matisan.

Sophonie fe m al lakay li, pou l al deye yon ti valiz ki pran 4 kilot, twa top, de ti kal jup, yon bros dan, yon po pat, twa kapot pante.

Depi le m kwaze manze, se bel vi. Li pran swen m, li pran swen rad mwen, li pran swen kay mwen. Neg pa vin gaye afe m anko, neg pa vin kraze maket mwen, mwen pa antre ta anko. Epi le m al nan yon program, kounye a, se mwen moun ap gade. Paske se mwen ak madanm mwen k ap fe lobey.

Apre si mwa bel vi, kote m ap pran swen manze ak manman l, mwen santi mwen ta dwe fe manze yon gro kado. Nan tout kado mwen chache, mwen we pa gen youn ki ka evalue kle ke m. apre yon bel sware, pandan nou sou kabann, nou pral konekte, mwen mande manze pou l marye ave m. manze sezi. Li mande m si m sot fimen, eske m tonbe sou tet, paf mwen pran, eske se nan kameroun oubyen nan deze a mwen soti ave l. Manze pouse m souli.

Manze mande m : eske mwen we l sanble ka vin ti granmoun a karant an! Eske mwen we li ka fe bonne gason! Kote sa l ye la a mwen bezwen fe serye a! Li panse sonw blode mwen te ye. Li pat janm panse mwen te yon sikrelo.

 

Mwen, serieusement, mwen poko konprann sa k pase a. Nan lespri pa m, se plezi mwen vle fe demwazel la. Li toujou avek mwen, li toujou la pou mwen, depi si mwa nou ansanm, nou poko janm fe yon kont serye. Si m ta gen yon desizyon serye pou m pran, se ak manze pou m ta fe l. se sa m panse.

 

Manze di m li tro jeune pou l al gache vi l nan mariage. Manze di m nou pap ka ansanm anko. Paske m kite limit bagay yo. Li menm, se tup la tup. Se deye feeling li ye. Li pa bezwen neg ki pou vin mare pye l ak lanmou. Anpeche l voye pye l. Tale ma al fe jalouzi pou li tou! Manze bote kite kay la.

 

Jean Edcher Hippolyte

LI FILE LANG LI NAN BOUCH MWEN

Jeudi dernier, apre douzed tan travay, m pase we zanmi m, Rousseline Lafond lopital. M pa bezwen di w janm fatige, figi m blaze? Men fo m te pase we zanmi an.

 

Pandan m nan salle d`attente la, m ap goumen pou m pa domi sou chez moun yo, je m tonbe sou yon demwazel k ap kriye an ralenti. Epi ou patadi sonw moun k ap chache yon kelkonk pitye nan je lot moun ki sou s...tress, k ap tan.

Yon bel ti demwazel sou yon talok kikit diset rote, stil zuzunad. Li kenbe yon mouchwa blan kou pay kokoye kremas nan men l ki poko jwenn ak dlo. Je l ap kouri dlo, se nen l li mande anraje ap suye.

 

Avan m al kote l, mwen mande yon infirmiere sa l genyen. Li di m se manman l ki mouri.

 

Figi m te gentan blaze déjà ak fatig, m pa ajoute kenn may souli ke sa. M rive kote l, mwen salye l, mwen swete l mes condoleances. Li tanmen esplike m konbyen manman l te konte pou li.

Yon istwa long, fatigan, ki pa enteresan, m al konprann pou kisa lot yo pat vle al kote l la. Yo pran nan kou a deja.

 

M ap devye: mwen mande l si l pa gen fre, eske l gen se kote papa l? jouk mwen rive sou mennaj li. Kote mennaj ou, ti chou? Koman l fe kite w la pou kont ou?

 

Bonne nouvelle : li te fe yon gro kont avek misye, sa gen yon semaine depi y opa we, y opa pale. Li panse ke ant li menm ak misye, c`est de l`hisoire ancienne.

 

En disant cela, li kriye yon ti kras pi fo. Epi li lage ko l nan bra m avek dezolasyon. M anbrase l, pase men nan tet li, mwen konseye l pou l pa kouri si vit sou comclusion l. pita, le l rive, sone misye pou w ka fe l konnen manman w mouri. Epi gade koman l ap reyaji.

 

O mwen, kounye a, m santi m ka bay baz.paske yon fanm tris vulnerable. Vin jwenn si l gen problem nan lanmou l, se sa net.

 

M komanse rakonte l istwa pa m. jan m pa gen chans nan lanmou, sa fanm fe m, janm vin pe renmen, m ap pran tet li. Dlo koupe nan je l, l ap gade m avek pitye, avec admiration. Li bat do m, li pase men nan tet mwen.

 

Manze monte chale manti m! M ap jwenn kares, m ap antre anba l, epi m ap met istwa ate. Manze siye dlo nan je m ak men l, li pase men nan tet mwen, li banm plizye tibo bo bouch, epi l ap gade m nan je.

 

M chache kot ogey mwen ye pou m mixe kriye m. mwen monte kolet mwen : ouuuuh, lavi? Ah, fanm fe m wi? M sibi wi? M ap di nan kriye m. Manze di m, ak yon ti vwa dous, vwa moun damou : «Se paske ou toujou mal tonbe kife sa rive w. Ou pa renmen chwazi moun ki renmen w».

 

Mwen kite l yon moman, al nan twalet la, m al lave figi m. Le m tounen, mwen di l: epa sonw bel ti pitit ou ye? Oh, m ront! M telman ap anmede w ak problem mwen, mwen pa pran tan pou m gade nan ki eta ou bel!

 

Li souri, li fe yon 180 degre sou li menm, pou m ka we tout bagay. M di waw???

 

Se nan moman sa a, pandan mwen lonje men bali pou m rale l vin jwenn mwen, madanm mwen paret, li di dam nan bonjou, li file lang li nan bouch mwen.

 

Jean Edcher Hippolyte

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